Trois dents du Pelvoux | Directe Nord-Est

Lundi 18 novembre 2024

Trois dents du Pelvoux, directe NE

Motivé pour aller en montagne cet automne, Simon me parle d’une potentielle nouvelle ligne en face Nord Est des Trois dents du Pelvoux la semaine d’avant. On se renseigne, d’autres cordées y sont allées depuis. Les comptes rendus sont similaires, c’est beau mais il y a certaines longueurs qui se protègent peu ou mal. On discute de la stratégie avec Simon, il se sent de faire ces longueurs en tête. Le rendez-vous est fixé pour le lendemain matin pour aller voir ça de plus près.

Trois dents du Pelvoux, directe NE

L’approche de nuit se fait plutôt bien, il y a peu de neige en bas et on récupère une trace pour la dernière partie. On arrive au pied de la voie au lever du jour, c’est raide et impressionnant. On s’équipe avant d’attaquer. Le début nous met tout de suite dans le bain, ça grimpe bien dans la neige couic mais les protections sont difficiles à poser. Le soleil se lève rapidement, on profite de ces instants magiques de grimpe au soleil. Le plaisir est de courte durée car nous repassons rapidement à l’ombre.
Une fois les deux premières longueurs franchies, on remonte une pente de neige qui nous amène au pied du deuxième ressaut.

Trois dents du Pelvoux, directe NE

La tension monte d’un cran, c’est la longueur qui selon nos retours se protège mal et c’est le cas. Simon ne posera quasiment aucune protection pendant 40 mètres rendant l’engagement élevé. Malgré ça il arrive à grimper délicatement et calmement. On souffle tous les deux un bon coup une fois qu’il rejoint le relais. S’en suit une longueur un peu plus facile avant une deuxième pente de neige qui nous amène au pied du dernier ressaut où se trouve les longueurs les plus difficiles.

Directe NE Trois dents du Pelvoux

Ce ressaut est composé de trois longueurs, la première comporte un court passage raide qui se fait plutôt bien. La seconde est un long placage vertical incroyable à grimper, surement la plus belle longueur de la voie. La dernière que nous avons trouvé la plus difficile est en glace raide bordée par un dièdre en rocher et franchit un petit surplomb. Après un beau combat, Simon s’en sort très bien et rejoint le relais avec un cri de soulagement. Je trouve ça vraiment dur aussi en second, bravo à lui !
Je prends le relais pour rejoindre le sommet où nous faisons une courte pause. S’en suit la descente classique du glacier des Violettes jusqu’à la voiture. Nous fêtons ça avec une bonne pizza à Briançon. Merci l’ami pour cette magnifique journée sur cette belle ligne que les ouvreurs ont appelé « Merci pentru el hielo ».